J’ai passé des années en unités de soins aigus, de l'anethsésiologie aux soins intensifs. Je suis devenu compétent pour maintenir les gens en vie lorsque leur corps était en train de lâcher. J’ai appris à gérer les ventilateurs, à stabiliser la pression artérielle, à corriger le chaos métabolique.J’étais bon dans ce que je faisais.Mais je ne guérissais personne.

Le patient âgé, obèse, avec de multiples déséquilibres hormonaux et des maladies chroniques, arrive en soins intensifs pour une pneumonie. Toute l’équipe sait que l’issue sera mauvaise. Le risque de mortalité est élevé. Pourtant, le système exige que l’on intube, que l’on intervienne, que l’on prolonge.Nous prolongeons la vie sans prolonger la vitalité.

C’est à ce moment-là que j’ai compris : les unités de soins intensifs existent pour gérer l’échec, pas pour le prévenir. À l’exception des jeunes patients traumatisés ou des cas post-chirurgicaux, la majorité des lits de soins intensifs sont occupés par des personnes qui y arrivent après des décennies de négligence.

Je n’étais pas en colère contre le système. J’ai simplement pris du recul et vu ce qui se passait réellement.J’aimais le défi technique que représentait la prise en charge de ces patients. Mais cela a perdu son sens lorsque je me suis posé la question qui a tout changé :Comment empêcher les gens d’en arriver là ?

L’écart entre lifespan et healthspan

La médecine moderne est devenue exceptionnellement efficace pour prolonger la durée de vie. Nous maintenons les gens en vie plus longtemps que jamais.Mais nous avons échoué à préserver la durée de vie en bonne santé.

Les recherches montrent que l’écart mondial entre healthspan et lifespan est d’environ 9,6 ans. Cela signifie près d’une décennie de vie passée dans un état de santé déclinant, à gérer des maladies chroniques, à perdre son autonomie.

Ce n’est pas une faille du système.C’est le système qui fonctionne exactement comme il a été conçu.

Les institutions de santé optimisent le volume de cas et la conformité administrative. Elles privilégient l’intervention pharmaceutique au détriment de la modification du mode de vie. Elles traitent les symptômes tout en ignorant les causes profondes.Le résultat ? Des populations qui survivent plus longtemps mais se détériorent plus rapidement.

Je ne pouvais plus continuer à travailler dans un système qui prolonge la souffrance plutôt que la vitalité. Alors je suis parti.

Le laboratoire personnelMon départ n’a pas été soudain. Les graines avaient été semées des décennies plus tôt.À l’adolescence déjà, je menais des expériences. Je jouais au tennis en compétition, je skiais, je grimpais en montagne. J’ai appris à gérer ma récupération, à contrôler ma consommation d’alcool, à prioriser le sommeil pour pouvoir performer le lendemain sur des sommets à 4 000 mètres.

Pendant mes études de médecine, j’ai découvert quelque chose que la plupart de mes camarades ont manqué : le corps et le cerveau sont indissociables. L’entraînement physique améliorait mes performances cognitives. Le mouvement renforçait ma capacité à étudier et à retenir des informations médicales complexes.J’ai obtenu mon diplôme avec excellence non pas malgré mon engagement sportif, mais grâce à lui.

Les années ont passé. J’ai vu mes pairs vieillir. Ils ont développé des troubles du sommeil, pris du poids, subi un déclin hormonal, perdu leur libido. Ils ont accepté ces changements comme un vieillissement normal.Je n’ai pas ces problèmes.

Pas par chance génétique. Mais grâce à une conception intelligente du mode de vie, fondée sur une recherche médicale approfondie et une expérimentation personnelle.

C’est ce qui me distingue de la plupart des praticiens : j’applique ce que je prêche. J’ai une implication personnelle totale. Je teste chaque intervention sur moi-même selon une méthodologie N = 1 avant de la recommander à qui que ce soit.Si je ne le ferais pas moi-même, je ne vous le suggérerai pas.

Du patient passif au CEO de sa santé

Le modèle médical actuel crée de la dépendance. Vous consultez un médecin pour des symptômes. Il prescrit des analyses de base. Tout revient « normal ». Il vous dit qu’il n’y a rien.Mais vous savez que quelque chose ne va pas.

Le problème n’est pas dans votre tête. Le problème est que la médecine conventionnelle confond l’absence de maladie avec la présence de santé.Votre médecin cherche une pathologie. Moi, je cherche une opportunité d’optimisation.Votre médecin attend que la maladie apparaisse. Moi, je travaille pour l’empêcher d’exister.

Les études montrent que l’adoption de modifications saines du mode de vie peut réduire le risque de maladie coronarienne de plus de 80 %. Une intervention intensive sur le mode de vie peut réduire de plus de 50 % les nouveaux cas de diabète. Ces changements peuvent prévenir 90 % des maladies cardiaques et 36 % des cancers.Les preuves sont écrasantes. Pourtant, la prévention reste sous-représentée en pratique primaire.

Pourquoi ? Parce que le système ne récompense pas la prévention. Il récompense l’intervention.

Cette newsletter existe pour changer cette dynamique. Non pas en critiquant le système, mais en construisant une alternative.Je veux vous aider à devenir le CEO de votre propre santé. Vous donner des outils pratiques applicables au quotidien. Vous montrer ce qu’il faut pour atteindre 80 ans en excellente forme, en faisant encore ce que vous aimez.

L’intuition du marin

Pensez à un marin expérimenté. Il étudie les systèmes météorologiques, les courants océaniques, les prévisions de vent.Mais une fois sur l’eau, il ajuste ses voiles en fonction de ce qu’il observe en temps réel. Il combine la connaissance théorique avec l’intuition acquise par l’expérience.

La plupart des gens ont perdu cette intuition concernant leur propre santé.Ils ont été conditionnés à externaliser toutes les décisions de santé à des autorités extérieures. À ignorer les signaux de leur corps. À accepter le déclin comme inévitable.

Ma méthode vous apprend à reconquérir cette intuition.Je commence par les bases. Non pas parce qu’elles sont ennuyeuses, mais parce qu’elles sont le fondement sur lequel tout le reste repose.

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